Association pour le Patrimoine et l'Histoire de l'Industrie en Dauphiné

Travail du cuir

Le travail  du cuir  est présent en Dauphiné depuis le Moyen Âge .  Grenoble se crée une réputation mondiale grâce aux ganteries et Romans-sur-Isère se spécialise dans la peausserie. Les métiers du cuir ont essentiellement fonctionné en corporations avant la Révolution et laissent beaucoup de place aux ouvrières à domicile.  L’industrie du cuir a été une force motrice dans l’acquisition des droits sociaux.

 

Les entreprises du travail du cuir 

Toutes les entreprises sont classées par ordre alphabétique

Les ganteries Grenobloises,

du travail à domicile aux ateliers (1400-1970)

L’industrie du gant a prospéré à Grenoble depuis le Moyen Âge.  Les secrets de fabrication étaient transmis de père en fils. De fournisseur de travail à domicile pour les femmes, le patron gantier devient un industriel qui ouvre progressivement de vastes ateliers lumineux et propres. Parallèlement, les premières sociétés de secours mutuel se constituent dès 1803 et forment le socle des futurs systèmes de prévoyance. Le premier syndicat grenoblois, en 1874, représente les ouvriers gantiers. L’acquisition de droits sociaux a été nombreuse (en particulier allocations familiales en 1921, congés payés des 1927).

Les Ganteries ont connu une grande prospérité grâce à la mode lancée par l’impératrice Eugénie sous le second Empire. Vers 1870, une famille grenobloise sur deux vit de la ganterie et la production de gants est de 1,5 million de douzaines de paires, pour l’essentiel destinées à l’exportation dans le monde entier.

Ganterie Rouillon (rachetée par Madame veuve Perrin en 1864)  

  • Sites industriels : rue des Dauphins à Grenoble, mais aussi à La Mure, Mens, Saint-Pierre-de-Chartreuse et même Millau.
  • Patronat et effectifs : Le bâtiment est ouvert par Ferdinand Rouillon qui fit fortune dans les années 1830 grâce au gant “Joséphine” du nom de sa femme.  L’usine est rachetée en 1864 par la veuve Perrin (1812-1886) qui crée avec ses trois fils Ferréol (1840-1895), Paul (1843-1909) et Valérien (1851-1935) la plus célèbre maison de gants grenobloise.
    En 1908, la société compte 98 points de vente dans le monde.
  • Siège social et site actuel : n’existe plus.
  • Social :
  • Musée : /
  • Reconversion : société Valisère créée en 1916 par Valérien Perrin.
    Lycée Pierre Termier, rue Joseph Fourier.

Ganterie Francoz 1789 

  • Sites industriels : Fondée en 1789 la maison Francoz est aujourd’hui la plus ancienne ganterie française
  • Patronat et effectifs : la société,  sépcialiste en gants de luxe, emploie 1100 personnes en 1870.
  • Siège social et site actuel : 80, rue des Alliés à Grenoble.
  • Social : /
  • Musée : /
  • Reconversion : /

Ganterie Jouvin (1770- XXe siècle) 

  • Sites industriels : ancien prieuré, rue Saint Laurent à Grenoble
  • Patronat et effectifs :  entreprise familiale dans laquelle plusieurs générations se sont succédées. Xavier Jouvin (1801-1844), héritier de la troisième génération, est l’inventeur des calibres et de la main de fer.
  • Siège social et site actuel : /
  • Social : Xavier Jouvin reverse une part de ses bénéfices à la mutuelle d’entraide des gantiers grenoblois.
  • Musée : musée de la ganterie, 2, rue Saint-Laurent  (visite sur rendez-vous).
  • Reconversion : musée

Ganterie Reynier (1832-1930) 

  • Sites industriels : 2, rue Maréchal-Dode, Grenoble
  • Patronat et effectifs : Monsieur Reynier, sécialiste en gants suédois assez proche des gants de Jouvin. Il emploie 100 personnes.
  • Siège social et site actuel : n’existe plus.
  • Social : /
  • Musée : /
  • Reconversion : habitations.

Ganterie Vallier  (1903) 

  • Sites industriels :
    8, 10, 12, rue Jean-Prévost, Grenoble
  • Patronat et effectifs :  100 employés
  • Siège social et site actuel : non
  • Social : Il crée une maison de retraite pour ses ouvrières et partage son héritage entre ses salariés
  • Musée : /
  • Reconversion : le boulevard Joseph Vallier porte son nom.

Les peausseries et l’industrie de la chaussure

Chaussures Charles Jourdin

  • Sites industriels : ouvert en 1921 à Romans-sur-Isère, dans le département de la Drôme, les ateliers sont dédiés à la fabrication de chaussures de luxe pour femmes.
  • Patronat et effectifs :  Charles Jourdan (1883-1976) invente, avec son épouse, l’escarpin qui connait un énorme succès. En 1945, il cède la place à ses trois fils.
    En 1976, au décès du père, la société commence à avoir des difficultés financières et doit réduire ses activités.
  • Siège social et site actuel :  Romans-sur-Isère
  • Social :  jusqu’en 2005, 90 % de la production (65 000 paires) s’effectue à Romans.
  • Musée : musée international de la chaussure
  • Reconversion : encore en activité

Les musées  sur le travail du cuir

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Musée international de la Chaussure à Romans sur Isère

Michel Soutif, 2005, 51 Pages

Musée Dauphinois : un musée tout terrain à Grenoble 

Musée de la ganterie à Grenoble

Michel Soutif, 2005, 51 Pages

Livres et Revues sur le textiles et les Soieries en Dauphiné

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APHID: Histoire d’industrie en Dauphiné hors-série

APHID: Histoire d’industrie en Dauphiné hors-série

ouvrage Informations Livre Auteur(s): collectif (APHID) Année d'édition: 2002 Nombre de pages: 235 Collection: Editeur : Grenoble , APHID Disponibilité :plus d'informations

Gantiers de Grenoble

Gantiers de Grenoble

Informations Livre Auteur(s): Perrin-Montarnal Colette; Repiton-Préneuf Jacques Année d'édition: 2003 Nombre de pages: 224 Collection: Editeur: Grenoble : Les Editions de Belledonne Diponibilité : en bibliothèque universitaire 

Revue Mémoires d’industrie

Revue Mémoires d’industrie

Information sur la revue Auteur(s): Spillemaecker Chantal, Guibal Jean et Grenier  Marie  Année d'édition: 1996 Nombre de pages: 348 Collection: Editeur: intellectuel Disponibilité : en ligne sur persée